Hébergement

Flutterby House

Uvita, COSTA RICA

L’auberge Flutterby se situe à Uvita, une petite ville peu touristique de la côte pacifique du Costa Rica, qui donne une idée de ce à quoi ressemblait la côté Pacifique avant le boom touristique. L’hostel n’est pas forcément très facile d’accès, mais c’est une telle réussite, qu’à lui seul, il double le nombre de voyageurs dans les environs. En effet, il bénéficie de la proximité du Parc Marin National Ballena, d’une plage somptueuse et sauvage à 50m et d’un superbe concept. A tel point que, le Lonely Planet serait « tombé éperdument amoureux de cette collection délabrée de cabanes dans les arbres et de dortoirs colorés dans un style Famille Robinson ».

En 2008, les propriétaires, deux sœurs californiennes, trouvent enfin le terrain de leur rêve pour construire une auberge, située dans un lieu d’une grande beauté naturelle de la côte Ballena. Elles ouvrent 1 an et demi plus tard.

Plusieurs cabines, cabanes dans les arbres et dortoirs surélevés sont proposés, offrant une large gamme d’hébergements possibles. Depuis l’auberge il est facile d’aller se baigner, surfer, plonger, visiter le parc marin et faire de nombreuses autres excursions. Il existe même un mur d’escalade sur la propriété. Par ailleurs, une grande cuisine commune, un bar et deux salles à mangers ouvertes, permettent de se sentir chez soi, dans ce magnifique environnement tranquille à deux pas entre Robinson Crusoé et Peter Pan. L’auberge tourne avec l’aide amicale de volontaires.

Démarche Responsable

L’auberge a, depuis le début, été conçue de manière durable, car les propriétaires ont grandi dans une ferme et ont donc toujours été proches de la nature. De plus, une fois lancées dans le projet, elles se sont vite rendues compte qu’être durable était moins cher et plus rentable. Elles ont pris les conseils d’amis et lus de nombreux livres, pour aboutir à une propriété quasi entièrement construite à l’air libre, diminuant ainsi l’usage de lumière et de système de ventilation électriques, tout en créant une ambiance unique. Par ailleurs, la conception globale est faite de petits éléments/bâtiments, qui sont moins impactant pour l’environnement.

Pour rester en harmonie avec la nature qui l’entoure, l’auberge développe en continu de nouveaux projets pour rendre l’auberge la plus éco-friendly possible :
- la mise en place d’un système de méthanisation pour réutiliser certains déchets et créer une nouvelle source d’énergie ;
- le retraitement des eaux grises (principalement les eaux de la machine à laver et des douches), permet de faire des économies d’eau importantes et de s’assurer que l’eau souillée n’est pas reversée telle quelle dans la nature ;
- l’ensemble des bâtiments est construit en bois issus de forêts locales de reforestation.
Certains de ces projets ont été souhaités dès le départ mais beaucoup bénéficient de l’apport des volontaires, qui y sont encouragés.

Par ailleurs, l’auberge contribue à la prise de conscience des visiteurs grâce des instructions pour limiter la consommation d’eau aux toilettes, celle de lumière le soir et, aussi en affichant la politique de l’auberge. Ce sont les petits gestes quotidiens qui participent au gâchis mondial ou à l’économie des ressources naturelles. Il tient souvent à très peu de participer à la préservation de son environnement et à la sensibilisation pour sa protection. Il est nécessaire de compte sur la prise de conscience des citoyens et de leurs actions dans tout ce qui est de leur ressort. A Flutterby, par exemple on limite la consommation d’eau des toilettes grâce à une affiche claire, drôle et qui rime, peinte sur bois est présente dans tous les toilettes de l’hostel. « Si c’est jaune, laissez reposer. Si c’est marron, tirez la chasse d’eau. MERCI DE CONSERVER L’EAU ou pissez à l’arrière du jardin ».
Enfin, tout le nécessaire de l’auberge est acheté localement et si possible de seconde main. Tout est réfléchi pour limiter l’impact environnemental jusqu’aux pierres à feu disponibles dans la cuisine pour limiter l’usage de briquets. Par ailleurs, beaucoup de constructions sont faites en matériaux recyclés, comme les parois de douches réalisées en bouteilles en verre.

Par contre sur un plan social, l’auberge a des progrès à faire. D’abord elle emploi très peu de locaux et pas de manière permanente et tourne entièrement sur des volontaires qui travaillent d’arrache-pied. A Flutterby, les volontaires travaillent 35h par semaine, beaucoup plus que dans n’importe quel autre hostel. Les volontaires sont choisis (interview téléphonique) en fonction de leur expérience en tant que serveur, réceptionniste ou autre métier donnant la notion de l’urgence et du travail dur. Par ailleurs, des compétences de construction ou d’électricien sont aussi recherchées. Mais ce ne sont pas les connaissances en écologie, ou même une conscience en terme d’environnement qui est recherchait. Cela se ressent au sein de l’auberge. Malgré de très belles actions et une très bonne ambiance, il semble que les deux éléments ne se rejoignent pas. Si bien que les volontaires ne sont pas forcément très bien sensibilisés aux questions écologiques et sont mal placés pour informer les visiteurs.

Cette adresse a été partagée le 13/12/2017 par marinette.
Testée par marinette le 13/12/2017.

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