Photo de l'établissement

Initiative OCEN

Parque La Amistad, PANAMA
Hébergement

L’OCEN (Organisation Communautaire Naso pour l’Ecotourisme) est une initiative, créé par Raùl Quintero au sein de sa communauté. Son but est de développer le tourisme dans la communauté, afin d’une part, de créer une nouvelle source de revenus et d’autre part, de créer une prise de conscience de l’importance des traditions et de la protection de la Nature. Situé en bordure du Parc International La Amistad, le projet propose aux visiteurs une expérience unique au cœur d’une nature peu visitée, tout en faisant découvrir un mode de vie bien éloigné du notre.

HEBERGEMENT & GASTRONOMIE
L’OCEN propose d’abord un logement traditionnel soit dans des familles de la communauté, soit dans des maisons traditionnelles en bois et feuilles de bananiers. Les toilettes sont à une dizaine de mètres de la maison et très propres et l’on se lave dans le fleuve, mais c’est l’un des meilleurs souvenirs de mon séjour. La cuisine est réalisée par la Maman de Raúl de la manière la plus typique possible. On mange dans des fruits séchés dont le nom est inconnu, et on boit dans des verres en bambou des boissons à base de cacao frais ou de bananes, matin, midi et soir.

ACTIVITES
Une randonnée est facile d’accès, une autre permet l’accès à une Cascade, mais nécessite une bonne santé physique et un certain goût de l’aventure. Pour des personnes en bonne forme et voulant marcher beaucoup, de nombreuses autres voies peuvent être ouvertes par les guides volontaires de la communauté. Par ailleurs, l’organisation propose la visite des autres communautés Nasos et notamment celle du Roi. Enfin, elle propose des activités permettant de découvrir les traditions : cours de cuisine, comment fabriquer des verres en bambous, comment fabriquer des assiettes, spectacle de danse traditionnelle, tournoi de sports avec les jeunes de la communauté, etc.

Démarche Responsable

Ils ont tout bon sur toute la ligne !

En ce qui concerne les impacts du projet sur l’environnement, même si l’arrivée de touristes peut créer des perturbations, pour l’instant leur nombre est encore trop restreint pour que celui-ci soit significatif. Le projet minimise de lui-même les impacts car il est demandé aux touristes de suivre le même mode de vie que la communauté. Il y a peu d’électricité dans la communauté et celle-ci est solaire. Les assiettes utilisées pour les touristes sont à base de calebasses et donc biodégradables une fois usées. Quoi qu’il en soit Raùl conscient de ces enjeux, cherche quelles seraient les solutions en cas d’une plus grande affluence pour la gestion des déchets. Il pense qu’il faudra monter un plan de recyclage, car plus de personnes signifie plus de poubelles, plus de plastiques, plus de verre…

GESTION DES RESSOURCES
Pas d’eau courante, ni d’électricité dans les hébergements réservés aux voyageurs (il y en a dans certaines maisons de la communauté, le plus souvent eau provenant de la rivière et électricité solaire), utilisation de l’eau de la rivière pour se baigner et les toilettes, utilisation de lampes torches et bougies personnelles pour s’éclairer.

GESTION DES DECHETS
Les voyageurs sont invités à repartir avec leurs déchets car dans la communauté la gestion des déchets se fait par enfouissement.

PROTECTION DE LA BIODIVERSITE
La communauté n’autorise pas les visiteurs à marcher seuls dans le parc, ce qui limite le risque d’impacts négatifs. Grâce à leur culture liée à la nature et à sa protection car ils en sont dépendants, le guide volontaire de l’ANAM communique facilement sur le sujet lors des randonnées, permettant une meilleur compréhension des enjeux. On ne peut nier qu’il y ait toujours un impact quand l’homme s’introduit dans la nature, mais le faible nombre de voyageur laisse à penser que l’impact lié au tourisme est faible (ce n’est pas le cas de l’impact de l’homme – construction barrage).

PRÉSERVATION DU PAYSAGE
La communauté vie directement dans la nature et leurs habitations sont aussi bien intégrées que possibles (Certains bâtiment sont en bétons, mais pas ceux des voyageurs), Maisons d’hébergements fabriqués en matériau local (bois et feuilles de bananier).

IMPACT CULTUREL POSITIF
La création du projet favorise le retour à une culture traditionnelle car elle est valorisée par les voyageurs. C’est ainsi que les danses traditionnelles sont de nouveau enseignées à l’école, et qu’on réapprend certaines techniques d’artisanat.

PROJET LOCAL & CRÉATION D'EMPLOIS
Le projet créé par Raùl (membre actif de la communauté) est entièrement géré par les membres de la communauté. Les seules interventions de personnes extérieures à la communauté sont du domaine de l’aide et non du contrôle. Par ailleurs ce projet permet de maintenir, voire de développer, des métiers tels que guide, cuisinier, taxi, artisans… Il y a très peu d’emplois directement dans la communauté. Si bien qu’ils sont souvent obligés de travailler pour les entreprises qui construisent des projets qui détruisent leur environnement.

Le projet bénéficiant économiquement à l’ensemble de la communauté permet d’obtenir des fonds pour la création d’autres projets tels que l’achat d’un ordinateur pour l’école… La création du projet, permet de faire parler de la communauté et de ses initiatives, amenant des organisations ou les voyageurs directement à participer à l’achat de matériel (T-shirt de foot par exemple) ou création de services (cours d’anglais).

REDISTRIBUTION DES BENEFICES
La totalité des bénéfices revient à la communauté à l’exception de l’achat de l’eau chez l’épicier de El Silencio. L’ensemble des bénéfices du projet bénéficie à la Communauté, il n’y aucun intermédiaire extérieur. Une partie est conservée pour le développement du projet lui-même, une autre versée comme salaire aux personnes participantes et le reste et donné à la communauté.


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