par | Juin 18, 2018 | Rencontre d'un voyacteur

Rencontre d’une voyacteuse : Cristina

Nom : Cristina
Nationalité : Française d’origine portugaise
Lieu de notre rencontre : Finca San Pedro, Sagamoso, Colombie
Durée de son voyage : 11 mois, de septembre 2017 à juillet 2018
Itinéraire de voyage : Birmanie, Polynésie française dont iles Marquises, Chili dont île de Pâques, Argentine (Patagonie uniquement), Bolivie, Colombie, Ouzbékistan, Iran, Japon, Indonésie ou Vanuatu
Fil conducteur du voyage : Les fêtes traditionnelles
Précédents voyages : Inde, Chine, Liban, Russie, Ethiopie, Madagascar, Afrique du Sud, Lesotho, Bahreïn, Pérou, Israël, Palestine, Europe avec un coup de cœur pour l’Islande et le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle…
Le cœur du voyage pour elle : La rencontre
Le pays où elle n’ira pas : L’Arabie Saoudite
Le voyage de ses rêves : retourner aux Marquises
Palace ou chez l’habitant ?  Chez l’habitant
Resto Gastronomique ou Buibui local ? Resto Gastronomique

Rencontre d’un voy’acteur est une série de portraits de voyageurs ordinaires ou extraordinaires, qui m’ont inspirée pendant un de mes voyages grâce à leur approche unique du voyage. C’est une série de portraits qui a pour but de montrer la diversité des profils des voyageurs responsables que vous êtes, que nous sommes. C’est aussi une manière de montrer qu’il y a de nombreuses manières d’être responsable et engagé, de nombreuses manières de voyager de manière responsable, de nombreuses manières d’inspirer les personnes qui vous entourent.

NOTRE RENCONTRE EN COLOMBIE

J’ai rencontré Cristina, dans la cuisine de la Finca San Pedro, suite à un quiproquo à propos d’une botte de persil. Ça crée des liens ce genre d’histoires. Elle se rendait le lendemain au Paramo de Oceta. Nous avions prévu d’y aller le surlendemain. Nous sautons donc sur l‘occasion pour nous joindre à elle.

Nous avons donc fait plus ample connaissance pendant l’une des plus belles randonnées de notre voyage: celle du Paramo de Oceta. Il arrive incontestablement dans le top 5 des plus beaux paysages de Colombie. Entre la richesses des explications de notre guide Moïses, qui a grandit en jouant dans ce paysage unique, la splendeur du paysage, les découvertes nature et les explications écologiques, cette randonnée de 8h ne pouvait qu’être incroyable ! Mais mes discussions avec Cristina, loin derrières les autres, à notre rythme, ont aussi fait de cette journée un moment mémorable.

A tel point, qu’après cette belle journée nous avons décidé de continuer la route avec elle, vers Villa de Leyva, puis Bogota. Une opportunité de découvrir encore un peu plus cette grande voyageuse en plein tour du monde.

Une grande voyageuse avec la Rencontre au Cœur du Voyage

Je pose la question à Cristina, « Qu’est ce qui est le plus important pour toi dans le voyage ? » mais avec tous les voyages qu’elle m’a racontés, je connais déjà la réponse : La Rencontre.

Tout a commencé au Liban…

« A l’âge de 20 ans, j’ai rencontré Julien qui avait passé son enfance à voyager avec ses parents. J’étais très amoureuse et je l’aurais suivi n’importe où. En l’occurrence je l’ai suivi au Liban. Maintenant que j’y pense c’était complètement inconscient à l’époque d’aller au Liban, partout on voyait des affiches du Hezbollah. Pendant 3 semaines, nous avons été invités à dormir chaque soir chez l’habitant dans des endroits reculés, et nous avons accepté …»

De ce voyage Cristina me raconte plusieurs anecdotes, dont elle se souvient comme si c’était hier. Des histoires de rencontres, d’échanges profonds, malgré la barrière de la langue, des enfants et une femme qui pleurent en la voyant partir… Ce qu’elle me raconte c’est un voyage qui n’aurait pas pu avoir pour autre résultat que de faire d’elle une voyageuse tant, après 20 ans, les émotions sont encore fortes et les souvenirs intacts.

Quelques années plus tard, en Russie…

Elle part avec la volonté de découvrir l’âme russe. Son objectif est de confronter l’image sublime des personnages de ses livres préférés (Dostoïevski, Tchekhov, Tolstoï…) avec celle de la jeunesse dorée russe. Elle parcourt donc la Russie, uniquement en dormant chez l’habitant, avec un ami qui parle Russe. Après un ballet au Théâtre de Marinski, elle approche la danseuse qui l’a le plus touchée. Emue, la danseuse l’invite à passer la soirée avec l’ensemble des danseurs.

A Madagascar

Elle souhaite rencontrer le père Pedro, candidat au prix Nobel de la paix. Un prête argentin, qui a permis à plus de 11 000 enfants à Madagascar d’accéder à une éducation et d’avoir un toit. Elle finit par se rendre spontanément chez lui et surpris par sa démarche, il l’invite à déjeuner avec lui. Toujours à Madagascar, elle part à la rencontre de l’un de ses photographes fétiches, Pierrot Men qui lui dédicacera et lui racontera l’histoire des 4 photos qu’elle a achetées pour sa famille et elle.

Au Bahreïn,

Elle oublie un instant les règles de bonne conduite, et saute au cou du père de famille chez qui elle loge, après qu’il lui ait offert un livre dédicacé pour son départ. Après un court effroi, la famille lui dit « Exceptionnellement, toi tu as le droit » et tout le monde fini par un éclat de rire.

Pourquoi vous parler de Cristina ?

Alors oui, vous l’aurez compris Cristina a vu « des pays ». Mais comme vous l’imaginez bien ce n’est pas ça qui rend un voyageur inspirant à mon sens. Les collectionneurs de Tampons sur leur passeport, très peu pour moi. Ce qui m’intéresse c’est pourquoi, comment, ce qui les a marqués, ce qui se cache derrière ces voyages….

Au moment où j’écris, Cristina a déjà parcouru la Birmanie, la Polynésie française, le Chili dont l’île de Pâques, la Patagonie Argentine, la Bolivie et la Colombie, et elle s’apprête à partir vers l’Ouzbékistan, l’Iran, le Japon, l’Inde, et l’Indonésie ou le Vanuatu (réflexion en cours).

Un parcours étonnant et qui ne semble pas couler de source…

Et pourtant, tout s’éclaire quand on découvre la raison d’un itinéraire si tarabiscoté, quand on découvre le fil conducteur de ses voyages. Cristina a mis au cœur de son voyage la rencontre culturelle et plus particulièrement, la découverte de fêtes traditionnelles.

Au-delà de sa douceur et des voyages impressionnants qu’elle a réalisés en 20 ans, c’est cette originalité qui en a fait, pour moi, une voyageuse extraordinaire et inspirante. Choisir de se faire guider par les fêtes traditionnelles, est, pour moi, un comportement profondément lié à un voyage responsable. Car le voyage responsable c’est avant tout, une volonté de découvrir la réalité des peuples tout en les respectant. C’est pourquoi, j’ai eu envie de vous faire découvrir Cristina.

LES FÊTES TRADITIONNELLES EN FIL CONDUCTEUR 

Pour me faire comprendre comment cette envie d’assister aux fêtes traditionnelles du monde entier est née, Cristina me fait encore voyager. Cette fois elle m’emmène au Portugal, le pays de ses racines. 

« Au Portugal, pour toutes les fêtes religieuses des hommes portent la croix de Jésus (ou d’autres symboles) en faisant le tour du village, tout en priant et chantant. Chacun porte ses plus beaux vêtements et suit la procession. 

Je suis d’origine portugaise et petite, ces processions m’ennuyaient beaucoup. Pourtant, je crois bien que c’est de là qu’est née ma fascination pour les fêtes traditionnelles, qu’elles soient religieuses ou non.  J’aime sentir l’énergie, voire la foi qui se dégage dans ces moments particuliers. »  

Mais les fêtes traditionnelles ne sont qu’un fil conducteur, pas une règle qu’elle s’impose. 

« Je ne m’impose rien. D’ailleurs au cours de ce voyage j’ai manqué la fête de Rapanui, pour des raisons pratiques. »

« Parfois, il ne s’agit pas d’une fête traditionnelle mais d’un « évènement » annuel. J’ai par exemple pour ce voyage choisi mes dates pour la Polynésie française, pour pouvoir nager avec les Baleines et pour le Japon pour contempler les cerisiers en fleurs. »

Parmi les fêtes auxquelles elle a assisté ou va assister, en voici quelques-unes (histoire de vous donner envie – moi je bave) : 

La fête des Lumières en Birmanie  5 octobre 2017

La fête des lumières, dans plusieurs pays d’Asie, marque la fin du carême bouddhique et célèbre le retour de Bouddha sur terre. En Birmanie, c’est la fête la plus importante après le nouvel an. Elle s’étend sur 3 jours. Pendant les festivités tout (maison, jardins,…) est illuminé, des milliers de bougies sont allumées et on lâche des milliers de ballons (bon ça c’est moins bien côté environnement, hein!).

Photo by Cristina on Voy’Agir

Le festival du Lac Inle en Birmanie – septembre 2017 

Le festival a pour but de rendre hommage à Bouddha et déposant les offrandes sur d’immenses pagodes dorées qui font le tour du lac, de village en village pendant 2 semaines. La pagode qui mène le cortège est une barque sacrée, la barque royale. Le festival se termine par une course de bateaux à la rame.

Le Festival des arts marquisiens dans les Marquises – 2017 

Photo by Cristina on Voy’Agir

Celui-ci a lieu tous les 2 ans, le prochain aura lieu en automne 2019 sur l’ile de Ua Pou. Lors de ce festival sont célébrés les arts traditionnels marquisiens dont les tatouages, les danses traditionnelles, les chants et surtout les sculptures marquisiennes. Pendant 2 ans les artistes se cachent leurs meilleures œuvres, celles-ci étant révélées pendant le festival sous la forme d’un concours. 

Pour Cristina, les Marquises ont été un coup de cœur, elle rêve d’y retourner et la rencontre avec ces artistes, une histoire d’amour.

Photo by Cristina on Voy’Agir

La fête de l’immaculée conception en Bolivie – 8 décembre 2017 

Cette fête catholique, célèbre le mystère de la vierge Marie qui n’a jamais, depuis sa conception, été tachée du péché originel.

En Bolivie, la religion est principalement catholique mais avec, comme beaucoup de pays sud-américains, une place forte pour la Pachamama, la déesse de la fertilité, qui continue à être honorée. C’est ce mélange qui fait de la fête traditionnelle de l’immaculée conception, un moment unique pour découvrir la complexité des croyances en Bolivie.

La fête de Rapanoui (Ile de Pâques) – 

Cristina l’a malheureusement loupé et elle doit être dégoûtée. Il s’agit de fêtes qui, sur 2 semaines, célèbrent et font revivre les traditions des habitants de l’île de Paques au travers d’épreuves artistiques, artisanales et sportives. Cet événement créé il y a 40 ans, s’inscrit parfaitement dans une logique de tourisme durable puisqu’il a pour but de transmettre les coutumes. Moi ça me fait rêver.

Le Carnaval de Baranquilla en Colombie – Février 2018

Le Carnaval de Baranquilla, qui a lieu pendant plusieurs jours, au moment de Mardi Gras (avant le début du carême) est le plus gros carnaval d’Amérique Latine après celui de Rio.

Photo by Cristina on Voy’Agir

La fête de Navrouz en Ouzbékistan – 21 mars 2018 

La Navrouz est une fête de plus de 3000 ans, implantée dans la région bien avant l’arrivée de l’islam (8ème siècle). Il s’agit plus simplement du nouvel an Ouzbék, mais qui se fête pour l’équinoxe de printemps date à laquelle commence la nouvelle année de semailles. Je ne vous en dit pas plus, car Cristina nous a préparé un récit de son expérience.

Pâques en Ethiopie – avril 2016 

La Pâques qui est célébrée en Ethiopie est la Pacques orthodoxe. On l’appelle la-bas la Fasika. Elle célèbre la fin du carême végétarien qui est très respecté en Ethiopie. A cette occasions tout le monde se réunit en robes blanches pour prier à la tombée de la nuit.

La foire aux Chameaux à Pushkar, en Inde – 2011 

Photo by Alok Sharma on Unsplash

Chaque année à Pushkar, au Rajasthan, pendant 15 jours a lieu la plus grande foire aux chameaux du monde. A cette occasion, danses folkloriques et un marché d’artisanat traditionnels sont au rendez-vous mais surtout 50 000 chameaux qui font des courses, des concours de beauté et des défilés. Les chameaux ont une place très importante dans la culture indienne.

 

Tout ça vous donne envie n’est-ce pas ? Vous avez envie de plus de photos ? Que Cristina nous raconte ces expériences incroyables d’authenticité ? Ça tombe bien parce qu’elle a prévu de le faire, des articles dédiés…. En devenant officiellement notre 3ème supervoyactrice. Son premier article porte sur Navrouz, et il arrive très très vite (Pour tout vous dire, elle l’a déjà écrit, c’est moi qui traîne à le mettre en page).

LE TOURISME RESPONSABLE POUR CRISTINA 

«Je trouve ça génial de vous avoir rencontré maintenant car justement pendant ce voyage mes priorités ont évolué et ma vision du tourisme responsable avec.

 

Avant, pour moi ce qui primait avant tout c’était le respect de l’autre. Faire en sorte qu’il se sente bien et envoyer une image suffisamment positive afin que les locaux continuent à avoir envie d’accueillir d’autres voyageurs. D’ailleurs, je considère que je porte une responsabilité et que je représente la France, voire l’Europe. D’autant plus que les français non pas toujours une bonne réputation.

 

Mais même si le respect de l’autre reste essentiel, pendant ce voyage la protection de l’environnement est devenu prioritaire. Nous sommes éphémèresalors que la terre et la nature sont d’une beauté parfaite… Une des questions que je me pose aujourd’hui est : quelle planète souhaitons-nous laisser aux prochaines générations ? »

Cristina la voyacteuse

CRISTINA ET VOY’AGIR : ON FAIT QUOI ENSEMBLE ? 

« Je veux donner plus de sens au voyage et participer à un référentiel partagé me parait idéal pour ça. Je trouve ça super de renseigner et accompagner les voyageurs en recherche de sens et si je peux participer tant mieux. 

 

Moi, ce qui m’intéresse le plus c’est la préservation de l’identité et des cultures locales, un regard sur le voyage authentique. Faciliter les rencontres avec les locaux qui agissent pour améliorer leur environnement. Parler de Fêtes traditionnelles et de destinations peu touristiques, dans une logique de rencontre de l‘âme humaineLe tout, dans la préservation de notre chère belle planète » 

Cristina et moi

Après ce bel échange je ne pouvais faire qu’une seule chose : lui demander de devenir une supervoyacteuse et d’écrire des articles sur ses rencontres. Et… Elle a accepté ! Retrouvez très bientôt ses articles et ses adresses sur le blog et sur la plateforme.

QUI SUIS-JE ?

Marine


Marine, bientôt 32 ans, je suis la fondatrice de VoyAgir qui est né de ma passion pour les voyages et de ma certitude que le Tourisme est le meilleur outil du développement durable.

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Et c'est aussi ce blog pour t'aider, t'expliquer et t'inspirer à voyager de manière responsable

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Sans oublier de voyager, de profiter de la vie et de répandre sa passion et ses convictions, pour pouvoir vous en parler, Marine mène sa barque pour développer Voy’Agir contre vents et marées, portée par sourires, soutiens, persévérance et son incroyable entourage. Marine est la fondatrice de Voy’Agir qui est né de son goût pour les voyages et de sa certitude que le Tourisme est le meilleur outil du développement durable.

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